Julie & Béatrice Bonin : écouter son âme
🕊️ Témoignage 🔮 Spiritualité ⏱️ 12 min de lecture

Julie & Béatrice Bonin : écouter son âme

Le témoignage bouleversant d’une mère qui a appris à communiquer par télépathie avec sa fille polyhandicapée — et le message d’espoir que Julie transmet, à sa façon, depuis toutes ces années.

Et si la voix la plus puissante n’avait pas besoin de mots ? C’est l’histoire de Julie, une jeune femme qui ne marche plus, ne parle plus depuis longtemps — et qui pourtant n’a jamais cessé de communiquer. À ses côtés, sa maman Béatrice Bonin, devenue au fil des années sa traductrice, sa scribe, et l’élève la plus assidue de sa propre fille. Voici leur histoire, racontée avec leurs mots, leurs convictions, et tout ce qu’elles ont appris en chemin sur l’amour, la peur et la confiance.

🌱 Le parcours du combattant

Julie est la troisième enfant de la famille. Jusqu’à ses deux ans, tout se passe bien — puis tout bascule à la suite d’une encéphalite. Le diagnostic, à l’époque, est sans appel : Julie n’aurait plus qu’un an à vivre. Ses parents font alors un choix qui va façonner toute leur vie : garder Julie auprès d’eux, toujours.

Commence ce que Béatrice appelle « le parcours du combattant » : des hôpitaux aux spécialistes, des spécialistes à d’autres spécialistes, jusqu’à ce qu’un médecin formé à la médecine tibétaine pose enfin un diagnostic qui éclaire tout. On comprend mieux, dès lors, pourquoi Julie peine à reparler, à remarcher, à dormir ou à se nourrir.

Petit à petit, la famille découvre autre chose : Julie communique avec eux par télépathie, tout particulièrement avec sa sœur aînée et son frère aîné. Refusant l’unique option qu’on leur propose alors — un placement en établissement — Béatrice et son mari partent chercher ailleurs. Leurs recherches les mènent à l’étranger, vers des instituts proposant des approches plus douces, moins invasives, fondées sur la stimulation multisensorielle — et notamment vers les Institutes for the Achievement of Human Potential, à Philadelphie.

C’est là qu’ils découvrent la communication facilitée : une technique qui va leur permettre, à nouveau, d’échanger avec Julie — qui avait perdu la parole depuis déjà un an.

« Je remercie Dieu de m’avoir permis de naître dans cette famille, merci de me garder auprès de vous. » — Le premier message reçu de Julie

Sur le moment, la famille s’arrête à la signification première de cette phrase. Mais au fil des années, en observant se révéler les dons d’oracle et de guérisseuse de Julie, Béatrice comprend que ce message allait bien plus loin : Julie ne les remerciait pas seulement de l’avoir gardée et entourée, mais de lui permettre, jour après jour, de réaliser ce qu’elle appelle ses « missions ».

✍️ De la communication facilitée à l’« Expression par Connexion »

À la base, la méthode repose sur ce qu’on appelle le pointing : on accompagne la main et le doigt de la personne au-dessus d’un clavier, en suivant ses mouvements. Les premiers mots échangés sont ceux des besoins essentiels — j’ai faim, j’ai soif, plutôt des framboises ou plutôt un yaourt au citron — puis très vite viennent les mots du cœur : je vous aime, je vous remercie.

Béatrice décrit ce moment d’une façon particulière : le doigt qui pointe suivrait une impulsion qui va au-delà de la simple volonté consciente. En développant cette pratique — devenue en France la « communication facilitée » — la mère et la fille ont mis au point ce qu’elles nomment l’Expression par Connexion : la possibilité d’aller plus loin encore, en touchant une partie inconsciente de la personne, voire ce qu’elles appellent la « supraconscience » — l’âme elle-même, capable de révéler des informations sur l’être, sa famille d’âmes, ses vies antérieures ou ses empreintes karmiques. Julie parle en riant de son « wifi cosmique ».

💬 Qui écrit, vraiment ?

C’est le grand débat, aussi vieux que le spiritisme : qui s’exprime réellement à travers la main qui écrit ? Béatrice affirme reconnaître, dans ses propres cahiers, une écriture et un style qui ne sont pas les siens — parfois même des mots inventés par Julie, ou des communications dans des langues qu’elle ne maîtrise pas elle-même. Un débat qui, historiquement, renvoie à Allan Kardec — de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail — le fondateur du spiritisme au XIXe siècle, qui avait tenté de démontrer, à sa façon, la réalité d’une communication avec des défunts par l’intermédiaire de médiums.

🔍 Julie, une lecture des âmes plutôt qu’un don de voyance

Ce que Béatrice décrit dépasse la simple lecture : Julie « scannerait » les personnes — passé, présent, futur, présence de défunts ou d’anges qui les accompagnent, choses à nettoyer ou à secouer un peu. Sa règle, dit Béatrice en souriant : elle donne une clé, parfois deux, jamais trois. « Il arrive un moment où on ne peut pas forcer les gens à se prendre en main ou à se guérir. »

🍳

Le message dans la cuisine

Une maman, en grande détresse avec ses enfants, rappelle quelques semaines plus tard : elle a « vu » Julie apparaître dans sa cuisine pendant qu’elle cuisinait, et reçu des indications très précises qui ont permis de résoudre la situation.

📖

Le livre sur la table de nuit

Une adolescente qui se scarifiait depuis deux ans refusait tout rendez-vous. Conseil donné à sa mère : poser le livre de Julie sur sa table de chevet et, chaque soir, lui demander mentalement d’intervenir. Quelques mois plus tard, les scarifications avaient cessé.

Avant chaque transmission, une règle est gravée dans la charte éthique de leurs élèves : s’assurer que la personne est prête à entendre ce qui va lui être dit. Béatrice y voit la preuve que « les choses sont divinement bien filtrées » — une personne qui n’est pas prête à entendre ou à visualiser certaines choses n’y aura simplement pas accès.

Quant à la mission de Julie elle-même, Béatrice ne cherche pas à en expliquer le pourquoi : « On a accepté une mission, même si elle peut paraître difficile. » Elle raconte d’ailleurs s’être fait rappeler, un jour, à l’ordre par ses propres guides après s’être trop plainte de la difficulté de la tâche. Et si l’envie de voir Julie « remarcher, reparler » a longtemps existé dans la famille, Béatrice est aujourd’hui convaincue que cela viendrait interférer avec ce à quoi sa fille se consacre.

🧠 La télépathie, un muscle qu’on a tous laissé s’endormir

Pour Béatrice, le don de télépathie n’est pas réservé à quelques privilégiés : il dort en chacun de nous depuis la nuit des temps, perpétué chez certains peuples — les Indiens d’Amazonie, les Aborigènes d’Australie — alors qu’il paraît farfelu dans l’Occident contemporain. C’est, selon elle, une question d’entraînement, comme un muscle sportif : il s’agit de réapprendre à ouvrir son cœur et à se reconnecter à celui des autres.

Avec ses élèves, Béatrice pratique un exercice simple : les yeux bandés, les oreilles couvertes, elle leur transmet par télépathie une question consistant à pointer une image précise posée sur la table devant eux. Résultat, dit-elle : tous ont vu leur doigt se diriger spontanément, « comme magnétisé », vers la bonne information.

Des messages vérifiables

Ce qui frappe le plus Béatrice dans cette pratique, ce sont les détails très concrets que les messages contiennent parfois. Elle évoque le cas d’une patiente connectée à une personne de sa vie antérieure : le message transmis donnait un nom, un prénom, et même un nom de résistant — informations que la patiente a pu vérifier et confirmer par ses propres recherches. À chaque communication impliquant des liens familiaux, Béatrice dit demander systématiquement un élément concret — un prénom, un surnom, une phrase précise — que seule la personne concernée pourrait connaître.

⛰️ Une nuit à Medjugorje

Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine, est l’un des lieux d’apparition mariale les plus connus au monde : depuis le 24 juin 1981, la Vierge Marie y serait apparue à six jeunes habitants du village, aujourd’hui devenus adultes — certains vivent toujours sur place, d’autres, comme l’un des témoins historiques, partagent leur vie entre la Bosnie et les États-Unis.

Béatrice raconte ne pas être partie enthousiaste pour ce voyage, organisé à l’insistance d’une amie — mais Julie, elle, avait « décidé » qu’il fallait s’y rendre. Un soir où une apparition était attendue, l’état du terrain et la nuit tombante ne permettant pas de monter avec le fauteuil roulant de Julie jusqu’à la Croix Blanche, en haut de la colline, le petit groupe se rend à la Croix Bleue — le site des toutes premières apparitions, en 1981, là où plus aucune manifestation n’est habituellement rapportée depuis que les apparitions se concentrent sur la colline.

Ce soir-là pourtant, à l’heure précise où l’apparition était attendue à la Croix Blanche, Béatrice voit Julie fixer intensément un point près de la Croix Bleue. Selon son récit, Julie serait alors entrée en connexion et aurait transmis, à toutes les personnes présentes, un message les invitant à ouvrir leur cœur — chacun recevant ensuite, dans l’instant, un message qui lui était personnellement destiné.

Pendant ce temps, à la Croix Blanche, le message attendu n’aurait pas été donné : trop de cœurs fermés ce soir-là. Une pluie soudaine et torrentielle serait tombée juste après.

Le lendemain matin, la nouvelle avait déjà fait le tour du village — Medjugorje étant un lieu minuscule. Julie se serait retrouvée « croulant sous les cadeaux et les remerciements ». Béatrice raconte avoir croisé, un peu plus tard, le témoin historique américain, et lui avoir demandé sa bénédiction pour Julie. Sa réponse, selon elle : il aurait reculé, expliquant qu’elle avait déjà été bénie « personnellement et directement », et qu’il n’avait pas le droit de « passer derrière » — c’était à elle de le bénir, lui.

🫀 Une « recette » pour recevoir une guidance

Béatrice dit comprendre la souffrance de celles et ceux qui, malgré leur bonne volonté, leurs prières ou leurs techniques, n’obtiennent jamais la réponse qu’ils espèrent — de leurs anges gardiens ou de leurs défunts. Son seul vrai conseil : se recentrer sur son cœur, par-delà les dogmes et les bons conseilleurs. « Si vous voulez communiquer, dit Julie, il suffit d’ouvrir votre cœur. »

Béatrice rattache cette intuition aux travaux de l’institut HeartMath, en particulier ceux du chercheur Rollin McCraty, qui se sont penchés sur l’idée que le cœur perçoit certaines informations avant même que le cerveau n’en ait conscience — une piste de recherche qui a son lot de débats dans la communauté scientifique, mais que Béatrice cite volontiers pour appuyer son message : apprendre, petit à petit, à refaire confiance à son cœur.

Rassurer le corps. Respiration, détente, ancrage : commencer par calmer le système nerveux avant toute chose.
Se recentrer sur le cœur. Rester là jusqu’à sentir quelque chose s’ouvrir, une forme de guidance intérieure.
Observer les signes. Une coccinelle hors saison, une libellule qui passe : selon Béatrice, un signe est toujours donné en réponse.
Poser une demande claire. Simple, nette, précise — pas hésitante. « Comment voulez-vous qu’on vous réponde clairement si vous-même ne posez pas une question claire ? »

🚪 Libre arbitre ou destinée : les « portes du destin »

Quand on évoque les rêves prémonitoires, une question revient souvent : sommes-nous enfermés dans une destinée, ou gardons-nous notre libre arbitre ? Béatrice invite à un peu d’humilité sur le sujet. Pour elle, le libre arbitre existe bel et bien — mais pour ce qui n’est ni fondamental, ni vital, ni essentiel à l’évolution de l’âme.

Son image préférée : un trajet de point A à point B. On peut choisir tous les petits chemins de traverse qu’on veut, ou prendre l’autoroute la plus directe — c’est notre libre arbitre. Mais le point A et le point B, eux, font partie de la destinée : ce qu’elle appelle les « portes du destin », impossibles à éviter parce que fondamentales pour notre évolution. C’est à ces portes, dit-elle, qu’apparaissent les rêves prémonitoires, les synchronicités, les sensations de déjà-vu.

Béatrice va plus loin : selon elle, beaucoup de burn-out pourraient être évités si l’on apprenait à avancer dans le sens de sa destinée plutôt que de s’épuiser à vouloir « faire autre chose » que ce pour quoi on serait fait. Quand une personne évoque sans cesse ses peurs, ses blocages, son « je n’y arriverai pas », Béatrice et Julie cherchent la source de ces freins — souvent des pertes de confiance ou des traumas d’enfance, mais parfois aussi, selon leur approche, des empreintes karmiques plus anciennes.

  • Une expérience difficile reste, selon elles, toujours « transcendable »
  • Nous traverserions, individuellement et collectivement, des cycles de choix permanents
  • Béatrice évoque ici les recherches de l’auteur britannique Graham Hancock sur l’hypothèse de civilisations avancées disparues
  • L’idée centrale : continuer à se perfectionner, autant individuellement que collectivement

🕯️ Choisir la lumière, un instant à la fois

Béatrice fait le lien avec les quatre accords toltèques : à chaque instant, choisir la bonne pensée, la bonne parole, le bon acte. Elle se souvient d’avoir reçu l’écrivain américain James Redfield, auteur de La Prophétie des Andes, lors d’un de leurs symposiums : il y expliquait que deux mondes coexistent ici et maintenant, un côté lumineux et — pour reprendre une image de Star Wars — un « côté obscur de la force ». Le choix, disait-il, se fait chaque jour, pensée après pensée, parole après parole, acte après acte.

💡 Le message central de Julie

Déposer ses peurs. « On doit déposer les armes », répète Béatrice : une peur ne règle jamais rien, elle est stérile, et elle pollue autant la personne qui la porte que son entourage.

🧺 Le rituel du petit panier

Voici l’image que Julie et Béatrice proposent à qui veut bien l’essayer : mettre ses peurs dans un joli panier, accompagnées de quelques fleurs et de quelques fruits, et l’offrir à une divinité de confiance — quelle qu’elle soit — pour qu’elle s’en occupe. Pas besoin que tout se règle instantanément ; l’idée est d’abord de se soulager, d’arrêter de se polluer soi-même.

Béatrice insiste particulièrement sur ce point dans le climat actuel, qu’elle qualifie de volontairement anxiogène : on peut choisir de cesser de s’angoisser pour une actualité lointaine, prier pour celles et ceux qui la vivent sans en faire sa propre peur. Et pour ce qui reste réellement incompressible, le confier à ce qui nous entoure — divinités, anges gardiens, défunts, jusqu’à la nature elle-même — qui ne demanderait qu’une chose : qu’on s’y reconnecte. C’est ce que Julie appelle l’Olasphère®, cet espace-temps où, selon elle, la dualité n’a plus lieu d’être.

🔍 Précisions apportées à la retranscription

  • Allan Kardec : le « professeur Rivaille » entendu dans la retranscription correspond très probablement à Allan Kardec, fondateur du spiritisme — de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail.
  • Institut HeartMath : la référence à un « Earth Institute » et à un « professeur Mark Ferg » a été corrigée en institut HeartMath et son chercheur Rollin McCraty, dont les travaux sur la cohérence cardiaque correspondent au propos tenu.
  • Medjugorje : les apparitions ont débuté en juin 1981 et concernent six jeunes voyants — et non sept — soit une dizaine d’années avant le conflit en Bosnie-Herzégovine (1992-1995), et non « au moment » de celui-ci.
  • Olasphère : le terme entendu « olphère » correspond à « Olasphère® », néologisme employé par Julie B. dans les ouvrages publiés avec sa mère.

📚 Pour aller plus loin

Julie et Béatrice Bonin ont consigné leur parcours et leurs enseignements dans deux ouvrages parus aux Éditions Baudelaire.

🎬 Regarder l’interview complète

Julie & Béatrice Bonin - Écouter son âme

Julie & Béatrice Bonin — Écouter son âme · revoir le sommaire ↑

#Télépathie #CommunicationFacilitée #Spiritualité #Témoignage #Medjugorje #DéveloppementPersonnel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut