🤖 Test & analyse IA · VOD du live du 3 sept. 2026

GPT-6 Astra testé à fond : avion, Blender, robotique, GTA… jusqu’où ça va ?

Retour complet et vérifié sur la vidéo de la chaîne Defend OFF, qui a pu tester en avant-première le nouveau modèle d’OpenAI : benchmarks hallucinants, créations en un seul prompt et franches limites. Toutes les informations de la retranscription ont été recoupées et corrigées.

📅 4 septembre 2026⏱️ ~10 min🎥 VOD · 40:28✅ Infos vérifiées

📣1. L’annonce : une démo très « grand public »

La vidéo s’ouvre en direct sur l’annonce officielle : OpenAI présente GPT-6 Astra comme « une nouvelle génération d’intelligence », et non comme une simple mise à jour de GPT-5.6. Un choix de nom assumé, sur fond de déclarations de Greg Brockman sur les débuts de l’AGI.

La vidéo de démo met en scène des interactions naturelles dans l’app desktop ChatGPT : un cercle jaune qui devient hublot de fusée puis modèle 3D dans Blender ; une présentation haut de gamme pour des vêtements de pluie ; une annonce eBay pour une table orange ; un petit jeu 3D d’astéroïdes ; une commande de bœuf-riz ; un contrat de licence ajusté clause par clause ; une réservation de court de tennis… et même un fichier STL pour imprimante 3D.

« On entre dans une ère où de plus en plus de gens vont utiliser ces modèles de manière transparente. »
— Le testeur, dès l’annonce

Cap notable : le modèle pose lui-même des questions et vise clairement le grand public — ceux qui veulent automatiser des tâches, pas seulement les développeurs. Précision rappelée en direct : pas de collaboration commerciale, liberté de ton totale.

📊2. Des benchmarks « what the fuck »… et un nécessaire esprit critique

Selon OpenAI, GPT-6 Astra est tout simplement le modèle le plus intelligent du moment. Chiffres vérifiés :

BenchmarkGPT-6 AstraGPT-5.6 SolClaude Fable 5.1
ARC-AGI-3 (raisonnement abstrait)99,9 %7,8 %
ExploitBench (cybersécurité)100 %78,5 %
Terminal-Bench Science 0.164,6 %22,4 %
Terminal-Bench 4.0 (code)57,9 %37,3 %55,8 %
BenchCAD (CAO / 3D)95,9 %83,3 %84,3 %
Agents’ Last Exam (travail pro)59,3 %53,6 %55,5 % (Opus 5)

Tableau recoupé avec les pages officielles OpenAI et ARC Prize (sept. 2026).

Le saut de 7,8 % à ~99 % sur ARC-AGI-3 paraît si énorme que le testeur y voit du « benchmark maxing », voire de l’overfitting. Et de nuancer : sur certaines évaluations (Humanity’s Last Exam avec outils, indice Artificial Analysis), Claude Fable 5.1 reste devant d’après les comparatifs publiés par OpenAI eux-mêmes.

Côté sécurité, Astra atteint 100 % sur ExploitBench — un score à double tranchant. Mais sans garde-fous, l’ancien modèle tentait de contourner les limites dans 56 % des tests « honeypot », contre 0 % pour Astra, qui n’a jamais tenté de contourner un refus du Codex Auto-Review.

« Quand j’ai vu ça, je me suis dit : premier degré du benchmark maxing. Je garde un esprit critique. »
— Repris du live

🎨3. Prise en main : trois portfolios, un seul prompt

Même consigne envoyée aux trois modèles (« crée un site portfolio stunning en un prompt, dans un dossier »), en one-shot, sans retouche :

  • GPT-5.6 Sol : « le bon élève » — propre, gras, classique, sans surprise.
  • Claude Fable 5.1 : une direction artistique assumée, effets visuels kiffants, très stylé.
  • GPT-6 Astra : one-page façon « Google/Gemini », typo soignée, header bien gras… et des surprises interactives (élément 3D à explorer, formulaires remplissables).

Premier enseignement : Astra ne lâche pas tant que ce n’est pas fini et propre. C’est cette ténacité qui fera la différence dans tous les tests suivants.

✈️4. Le simulateur d’avion : un prompt, 20 minutes, 25 $

Le prompt tient en une phrase : « fais, dans un dossier, un jeu d’avion hautement réaliste jouable dans un navigateur, mode Flight Simulator ». Résultat en Three.js :

  • 5.6 Sol : un simulateur basique, avion sommaire.
  • Fable 5.1 : déjà très stylé, avion détaillé modélisé par le modèle.
  • Astra : différence « gigantesque ». Il génère d’abord une image de l’avion, puis l’implémente dans le jeu. Un seul prompt, ~20 minutes… mais ~25 $, contre ~6 $ pour 5.6 Sol.

C’est le vrai arbitrage du modèle : la qualité one-shot se paie.

🤖5. Robotique : quand le software génère du hardware

Le test préféré du testeur : Astra crée un humanoïde, puis lui apprend à marcher via des politiques entraînées dans le simulateur physique MuJoCo. Là où 5.6 Sol échouait à modéliser moteurs et articulations, Astra verrouille chaque détail.

Ensuite, il réutilise des robots open source existants — Open Duck Mini ou le Reachy Mini de Hugging Face — pour entraîner des politiques de marche. Le clou : « Astra Mini », création originale conçue dans Blender, avec liste du matériel, fichiers pour impression 3D et site de présentation généré. Le tout en ~3 prompts.

« On n’est pas si loin de ce dont je parlais : du software qui génère du hardware. »
— Le testeur (prudent : « tant que je ne l’ai pas imprimé… »)

🏠6. Usages quotidiens & montage YouTube automatisé

Depuis des semaines, le testeur l’utilise partout : recherche d’appartement, comptabilité, analyse de flux financiers, et même candidatures automatiques sur des plateformes freelance via LinkedIn.

Le modèle a parfois tendance à en faire trop (dashboards entiers générés sans qu’on les demande — attention aux tokens), mais c’est ce zèle qui permet des automatisations complètes :

  • Découpe des shorts/réels depuis les VOD, sans intervention.
  • Images de couverture créées et uploadées automatiquement.
  • Chapitrage, description, liens remplis sur la chaîne secondaire.
  • Programmation des publications (« programme-le pour 18 h »).

Exemple regardé en direct : un short monté, chapitré et publié sans que le testeur l’ait jamais vu. Pas parfait, mais pour une chaîne non monétisée, c’est du temps « 100 % gagné ».

💳7. Disponibilité, coût et effort : le nerf de la guerre

  • D’abord : organisations sélectionnées + accès Daybreak (cyberdéfense), puis déploiement progressif sur ChatGPT Plus, Pro, Business, Enterprise, API OpenAI et AWS (Bedrock). Rien d’annoncé pour le free tier.
  • Prix API : 10 $ / million de tokens entrants, 50 $ / sortants — environ 2,5× plus cher que GPT-5.6 Sol. « Astronomiquement cher. »
  • Inclus dans les abonnements payants (crédits supplémentaires achetables).
  • Bon réflexe : sur Codex, effort medium/high plutôt que max — rapide et suffisant. Un mode « fast » (2,5× plus vite, 2× le prix) existe côté API.

À noter : fenêtre de contexte d’environ 1,05 million de tokens, pratique pour avaler des heures de VOD ou des codebases entières.

🐜8. La colonie de fourmis : le benchmark maison

Prompt lancé plus tôt dans le live : « dans le dossier simulateur de fourmis, crée un simulateur de colonie de fourmis ». Résultat : simu interactif avec courbe de population, nourriture à déposer, terrain libre… et une petite frustration amusante : impossible de poser des obstacles par-dessus ! 🙃

Anecdote : on retrouve « toujours à peu près le même design » d’un modèle OpenAI à l’autre — une patte visuelle maison, en quelque sorte.

9. Notre-Dame-de-la-Garde en 3D : le test le plus choquant

« Chauvinisme marseillais oblige » : le testeur demande une représentation 3D de Notre-Dame-de-la-Garde dans Blender. Le modèle s’exécute de zéro, couleurs comprises. Coût total : environ 5 $. Seul bémol : la statue de la Vierge est « catastrophique ».

Deuxième prompt : récupérer des photos zoomées de la Vierge à l’Enfant et améliorer la statue. La méthode expliquée par Astra vaut le détour :

  • Basilique : modélisation procédurale scriptée dans Blender.
  • Statue : photos réelles → références isolées sur fond blanc via un générateur d’images.
  • Image-vers-3D : lancement local de TripoSG sur le GPU RTX, fusion des volumes, iris et pupilles ajoutés dans Blender.
  • Résultat : un vrai modèle 3D modifiable (~1,8 M de triangles pour la statue), pas de simples photos collées.

Limites assumées : ce n’est pas un scan au millimètre — certaines formes sont interprétées, voire inventées (une main « hallucinée » 👻). Mais pour les pros de Blender, c’est une base extraordinaire à affiner.

🎮10. Du simu au moteur de jeu, puis un prototype « GTA 6 »

Inspiré par un projet communautaire porté sur Unreal Engine, le testeur demande à Astra de porter sa simulation vers un moteur de jeu : avant même qu’il finisse sa phrase, le modèle l’avait déjà porté sur Unity. 😄

Puis la demande folle : aspirer previews, screenshots, vidéos et même la map de GTA 6 trouvables en ligne, et « coder l’intégralité de GTA 6 sur Unreal Engine ». Réponse honnête du modèle : tout reproduire est irréalisable… mais il construit une base jouable originale : conduite, exploration, carte inspirée des éléments documentés, puis système d’armes.

En direct, on le voir développer son propre dashboard, analyser les vidéos, compiler et lancer le jeu : carte « gigantesque », voiture, PNJ… et des limites franchement drôles (« c’est GTA sur Roblox », « on ne peut pas l’écraser »). Un prototype imparfait mais bluffant.

🏁11. Conclusion : ce qu’il faut retenir

ATOUTS

💪 One-shot tenace

Il ne lâche pas tant que le résultat n’est pas propre ; très rarement besoin de lui dire « ce n’est pas bien ».

🖥️ Computer use de pointe

Blender, MuJoCo, Unity/Unreal, navigateurs, dashboards… il enchaîne les outils comme un pro.

🧠 Polyvalence

De la CAO (BenchCAD 95,9 %) au montage vidéo, de la compta à la robotique.

LIMITES

💸 Coût élevé

~2,5× plus cher que 5.6 Sol ; 25 $ le simulateur d’avion ; pas d’accès gratuit annoncé au lancement.

🐢 Lent en effort max

Mieux vaut calibrer l’effort (medium/high) au quotidien.

🧨 Zèle & hallucinations

Il en fait parfois trop (tokens !) et invente çà et là une main ou un objet mystère.

« Les modèles d’IA sont très puissants mis entre les mains de gens dont c’est le métier. »
— Le testeur, à propos des modeleurs 3D

Verdict maison : un modèle « nouvelle génération » qui tient ses promesses sur la ténacité et l’exécution, au prix d’un ticket d’entrée réservé — pour l’instant — aux professionnels. Et vous, quel test vous a le plus surpris ? 🤔

🛠️12. Vérification : corrections de la retranscription

La transcription automatique du live contenait plusieurs termes écorchés. Voici les corrections appliquées, recoupées avec les sources officielles (OpenAI, Anthropic, ARC Prize, Hugging Face, MuJoCo…) :

Entendu dans la retranscriptionTerme correctNote
« j’ai pété 6 », « GPTC Astra »GPT-6 AstraModèle annoncé par OpenAI le 3 sept. 2026.
« 5.6 sol / 5.6 seul »GPT-5.6 SolNom officiel de l’ancien modèle frontier.
« Clode / Pable / Fab 5.1 »Claude Fable 5.1Le modèle Anthropic existe bien.
« la GI »l’AGIIntelligence artificielle générale (Greg Brockman).
« ArcGI3 », « ArcGi »ARC-AGI-37,8 % (5.6 Sol) → 99,9 % (Astra).
« 5,5 % sur Exploit Bench »78,5 %Score officiel de GPT-5.6 Sol ; Astra à 100 %.
« Mjoko »MuJoCoMoteur physique open source (robotique).
« le Duck Mini »Open Duck MiniPetit bipède open source imprimable en 3D.
« Yuging Face »Hugging FaceEt son robot open source Reachy Mini.
« Triple SG »TripoSGModèle image-vers-3D lancé localement (GPU RTX).
« debrake access »DaybreakProgramme OpenAI de cybersécurité défensive.
« free ego »free tierAucun accès gratuit annoncé au lancement.
« PER V3 », « Zenor »Termes incertainsRéférences probables à des robots/benchmarks ; rendu avec prudence.

Sources consultées le 04/09/2026 : openai.com/index/gpt-6-astra, openai.com/index/path-to-astra, arcprize.org, platform.claude.com, mujoco.org, huggingface.co.

🎥La vidéo originale + sommaire cliquable

Article rédigé à partir de la vidéo de Defend OFF · Informations vérifiées le 4 septembre 2026 · Fait avec ❤️ et un soupçon de tokens.

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